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Fêtes de fin d’année : Joie passagère ou piège financier pour 2025 ?

ÉCHO DE LA MONTAGNE – Synthèse de la thématique N°20
✍🏾 Dr Nguimdo Jean Duclaire de Aghong I.

Chaque année, les fêtes de fin d’année sont perçues comme un moment de joie, de partage et de célébration. Mais derrière les lumières scintillantes, les repas copieux et les sorties nocturnes se cache une réalité souvent moins reluisante : celle des dépenses excessives qui fragilisent nos familles dès les premières semaines de la nouvelle année.

Alors, devons-nous continuer ainsi ? Ou est-il temps de repenser nos habitudes ?


🎯 Les trois grands défis des fêtes

Durant cette période, beaucoup semblent engagés dans une compétition silencieuse :

  • 🍗 Préparer les repas les plus impressionnants en diversité, qualité et quantité
  • 🎉 Multiplier les sorties, de jour comme de nuit
  • 🍷 Devenir l’adepte le plus zélé de Bacchus

Mais soyons honnêtes : nos économies familiales sont-elles réellement à la hauteur de ces défis ?

Très souvent, la réponse est non.
Résultat ? Emprunts, dettes, fonds détournés d’autres priorités… Et dès janvier, la réalité nous rattrape : loyer, frais de scolarité, alimentation, imprévus.


🗑️ Le paradoxe du gaspillage

Autre constat troublant : une grande partie des repas somptueusement préparés finit… à la poubelle.

Entre fatigue, excès et « coma éthylique », les fameux « deux jours du réchauffé » ne suffisent pas à écouler les surplus. Pendant que certains peinent à se nourrir, nous jetons l’abondance.

Est-ce cela, célébrer ?


👶 Quand l’addiction festive touche nos enfants

Plus inquiétant encore, cette frénésie n’épargne pas les plus jeunes.

Du côté de Mendong à Yaoundé, un phénomène prend de l’ampleur : le « Zanga la petite ». Des espaces festifs attirent des enfants du primaire à la troisième, avec musiques et attractions.

Mais derrière l’apparence ludique :

  • ❗ Des pratiques assimilables à l’escroquerie (paiement pour accéder à la danse, cachets d’entrée, absence d’encadrement réel)
  • ❗ Un système où de jeunes garçons « monnayent » des danses avec des jeunes filles

Entre banalisation financière et exposition précoce à des comportements inadaptés, la vigilance s’impose.


🧠 Fêtons-nous sans savoir pourquoi ?

Une autre question mérite d’être posée : connaissons-nous réellement l’origine et le sens des fêtes que nous célébrons avec tant d’énergie… et d’argent ?

Beaucoup de ces célébrations sont des héritages coloniaux qui continuent d’influencer profondément nos pratiques culturelles.

Pourquoi ne pas valoriser davantage nos propres référents culturels ?


🌍 Vers des fêtes identitaires africaines ?

Des initiatives existent déjà. La Kwanzaa, célébrée notamment par les Afro-descendants, propose 7 jours de réflexion autour de valeurs telles que :

  • L’unité
  • L’autodétermination
  • La responsabilité collective
  • La coopération économique

Une approche qui met l’accent sur la dignité, la solidarité et l’élévation communautaire plutôt que sur la consommation excessive.

La République du Bénin, par exemple, avance aussi sur la valorisation de repères culturels identitaires.

Et si l’Afrique développait, à l’échelle continentale, des fêtes qui reflètent pleinement son africanité et ses humanités classiques ?

Conclusion

Les fêtes de fin d’année au Cameroun et à Bafou – Dschang peuvent être une source de joie réelle et de cohésion familiale, mais elles comportent aussi un risque financier non négligeable pour les familles si elles ne sont pas planifiées avec attention. La frontière entre célébration heureuse et piège financier dépend beaucoup du contexte économique de chaque famille et de sa capacité à anticiper ces dépenses.

AspectCameroun / Bafou – Dschang
🎄 Ambiance festiveForte, axée sur famille et traditions
💰 DépensesVariables selon moyens, souvent significatives
📉 Risque financierPrésent si la planification manque
💡 ConseilsPlanifier, prioriser repas + réunions simples, limiter dette